QUATRIEME DIMANCHE DE L’AVENT DE L’ANNÉE B

TEXTES: 2 S 7, 1-5.8b-12.14a.16; PS 88 (89); Rm 16, 25-27; Lc 1, 26-38

PRÉDICATEUR: P. Roméo YEMSO, SVD

THÈME: Oh Notre Dieu, Tu as les paroles de l’Alliance Éternelle:  Dans la grâce, la promesse et les signes, nous sommes tes enfants.

Bien aimés dans le Christ Jésus, en ce quatrième dimanche, nous rendons grâce à Dieu Un et Trine, car les textes liturgiques soumis à notre méditation nous montrent que notre attente ne se veut pas seulement pour la naissance de l’Enfant-Jésus mais nous rappellent notre engagement, notre enracinement dans le Mystère Pascal. Pendant que l’évangile choisi en ce jour met en valeur la naissance de notre Salut, David de son côté, cherche une demeure digne de Dieu. Pourrions-nous imiter ce grand roi, à dresser une crèche digne dans nos familles, dans nos églises voire dans le cœur de l’humanité pour accueillir Celui qui reviendra combler de la Présence de Dieu dans la Justice, dans la Paix et dans la Vérité ?

Bien aimés dans le Christ Jésus, dans la première lecture tirée du livre de Samuel (2 S 7, 1-5.8b-11.16), le Roi David pense construire une demeure, une maison au Dieu d’Israël. Mais celui-ci lui déclare que son dessein est de construire la maison pour David. Dieu ne tire pas sa gloire des monuments qu’on lui élève, mais de l’homme avec qui il collabore pour révéler sa dignité. Mais David voudrait bien avec les mentalités humaines assurer la Présence au milieu de son peuple en construisant un temple, une église, ou un Tabernacle pour clouer Dieu. Or Dieu est partout, il déborde nos Tabernacles, nos églises. Il n’est pas dans le vide mais il remplit l’univers et d’une façon particulière la créature qu’il a fait à sa ressemblance et à son image. C’est le cœur de l’homme qu’il veut désormais habiter, un cœur qui se nourrit de la foi, de l’espérance et de la charité. Ainsi le Roi David ne pourra pas inscrire son nom sur la pierre de la Fondation du Temple, mais Dieu quant à lui, inscrira le sien au front de l’enfant qui naîtra dans notre monde, même dans les contextes de COVID-19 et sa pandémie.

Bien aimés dans le Christ Jésus, l’évangile d’aujourd’hui tiré de celui de Luc (Lc 1, 26-38) est aussi habituellement utilisé pour la solennité de l’Immaculée Conception. Cette page d’évangile nous parle de l’Annonciation comme fruit de nombreuses années et manifeste en son temps réel le mystère de l’incarnation. L’auteur médite plus sur la figure et la personne de la Bienheureuse Vierge Marie, mise en part, épargnée du péché originel. Ensuite l’évangile nous annonce la naissance d’un enfant. Une jeune fille très belle qui est source de grâce, de promesses pour devenir mère d’un enfant de la lignée de David, avec un signe ou une série de signes qui se produiront dans le monde et dans la vie de chacun/chacune pour le reconnaître. N’est-ce pas que nous voulons anticiper les événements de l’épiphanie ? Cet enfant est l’objet de la promesse pour libérer toute l’humanité de ses péchés et de ses tares. Alors en ce dimanche Marie, Vierge et Jeune devient la Femme des promesses pour l’humanité. En elle, nous célébrons aujourd’hui les promesses que Dieu donne à nos jeunes filles, à la femme de devenir Mère, éducatrice, que ce soit dans le sphère matériel ou spirituel. Bénédictions à vous nos mamans, et à vous les futures mamans car Dieu ne trahit jamais ses promesses. C’est une grande joie pour l’humanité entière. Une pure grâce de la part du Ciel, pour un monde nouveau. Un Signe palpable par la personne de Marie pour accueillir le Seigneur dans chacune de nos vies.

Que devant la Lumière du Verbe et l’Esprit de Grâce se dissipent les ténèbres du péché et la Nuit de l’incroyance. Et que l’Amour de Jésus habite dans nos cœurs. Amen!

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