TEXTES: Is 35, 4-7a / Ps 145(146), 6-10 / Jc 2, 1-5 / Mc 7, 31-37
PREDICATEUR: P. Martin KOTCHOFFA, SVD
THEME : Dieu veut te sauver !
Bien-aimé(e)s aujourd’hui débutera un jour nouveau pour nous car c’est le Seigneur lui-même qui prend la décision, enfin, de venir « nous sauver ». Mais de quoi ou de qui veut il nous sauver ? Sommes-nous en danger pour qu’il vienne nous sauver ? Eh, oui nous sommes bel et bien en danger ou peut-être nous sommes devenus des dangers pour nous-mêmes et pour les autres.
Dieu veut nous sauver :
- De la main de l’oppresseur. Par le prophète Isaïe, Dieu rassure son peuple, meurtri qui ne sait plus à quel saint se vouer et semble désemparé, de sa présence. Il les invite à garder leur calme puisqu’il va les sauver de l’oppression qu’ils subissent. Bien-aimé(e)s c’est un message fort pour chacun de nous quelque soit le rôle que nous jouons (oppresseurs ou opprimés). Pour nous qui sommes opprimés par nos semblables, tant dans nos familles, communautés, services, que mouvements et associations, nous devons nous réjouir car Dieu est en train de siffler la fin de la récréation. Il restaurera notre dignité bafouée et nous rétablira dans nos droits. Bref, Dieu nous élèvera en nous guérissant de tous les maux qui nous ont été infligés. Et pour nous qui opprimons nos frères et sœurs, nous devons donc commencer par nous repentir pour ne pas subir la colère du Seigneur qui vient. Il est donc temps pour nous de jeter nos armes oppressives qui font temps de victimes et qui créent la division et la souffrance dans notre société.
- De nos maladies de toutes sortes. Dieu se soucie de notre bien-être et veut que nous soyons vraiment en paix avec nous-mêmes. Ce qui en nous, nous empêche de vivre pleinement notre relation avec le Seigneur sera détruit par le Seigneur. Les maladies dont nous souffrons qui nous empêchent d’écouter la voix du Seigneur et d’accomplir sa volonté. Et ces maladies ont pour nom : la partialité, l’injustice, la haine, le désir de vengeance, le mépris de l’autre, etc… Ce sont de telles maladies qui nous empêchent de nous regarder mutuellement comme frères et sœurs d’un même père. Ce sont de telles maladies qui nous poussent à considérer des gens comme plus importants que d’autres. Oui, ce sont ces maladies qui nous poussent à ériger la discrimination de toute sorte en norme. N’est-ce pas ce que condamne saint Jacques dans la deuxième lecture.
Bien-aimé(e)s, la guérison de ce sourd-muet par le Christ, lui a donné la possibilité de commencer une nouvelle vie et d’intégrer la communauté pleinement. Ainsi, le Seigneur veut nous sauver de ce qui et de ceux qui nous séparent les uns des autres et nous empêchent de mettre en pratique sa parole.
Même si ce désir de Dieu est réel, il nous faut aussi nous laisser faire. Il faut accepter que le Seigneur nous touche comme ce sourd-muet pour que nous soyons guérit. En définitif si nous lui résistons nous allons demeurer dans nos ténèbres. Et ce jour nouveau, au lieu d’être remplit de lumière va plus tôt s’assombrir davantage.
Saint Augustin a dit que « Dieu nous a créé sans nous mais il ne peut pas nous sauver sans nous ». Il clair que notre contribution ou ouverture à ce vœu du Seigneur est capital pour que cela s’accomplisse pleinement.
Bien-aimé(e) si aujourd’hui tu entends la voix du Seigneur te disant qu’il vient pour te sauver n’endurcis pas ton cœur. Amen